Paris le jeudi 7 juin 2007, 20h06

 

Une Immarsat présentée comme une preuve de l'aide de la France à Denard aux Comores

 

Par Pierre-Marie GIRAUD

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PARIS (AFP) - La disparition d'un téléphone satellitaire, lors de l'intervention française aux Comores en 1995 pour mettre fin au coup d'Etat de Bob Denard, a été au centre de l'audience jeudi de son procès en appel, car cette Immarsat serait, selon la défense, une des preuves de l'appui de la France aux mercenaires.

Absent de l'audience pour "raisons de santé" depuis le début du procès mercredi, Bob Denard, 78 ans, avait été condamné en première instance le 20 juin 2006 par le tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison avec sursis pour cette tentative de prise de pouvoir dans cet archipel de l'Océan indien.

Jeudi, les avocats de deux des membres du commando de Bob Denard ont assuré que les services secrets français avaient apporté un appui logistique discret au mercenaire et se sont interrogés sur la disparition d'une station Immarsat (téléphone satellitaire) appartenant aux mercenaires.

Ce matériel de transmission a été saisi, selon Me Thibault de Montbrial, par des hommes du commando de marine Jaubert, intervenu le 4 octobre 1995 en vertu d'accords liant la France et les Comores avec d'autres unités des forces spéciales françaises pour mettre fin au coup d'Etat de Denard, entamé quatre jours plus tôt.

Si cette Immarsat a disparu, soutient Me Thibault, c'est "parce qu'elle était gênante" et qu'elle aurait pu prouver l'échange de communications", et partant, les liens entre les autorités françaises et Bob Denard.

"La disparition de cette Immarsat est l'un des éléments clés de la participation française au coup d'Etat", renchérit Me Yan Cornevaux qui assure que "l'armée française l'a fait disparaître de manière volontaire".

L'avocat de Bob Denard, Me Elie Hatem, annonce qu'il plaidera vendredi la relaxe de son client car "il a reçu un commandement de l'autorité légitime" (la France) pour renverser, avec la trentaine de membres de son commando, le président comorien Saïd Mohamed Djohar.

D'autant, assure Me Hatem, que la France avait "tout intérêt" à renverser le président de cette île stratégique de l'Océan indien qui s'était rapproché de la Libye.

"Mais pourquoi les Français auraient-ils encore aggravé, en commettant ce coup d'Etat, leur image détestable dans l'Océan Indien depuis le sabordage du Rainbow Warrior?", s'interroge le président Jean Gouyette.

Visiblement féru d'armes et d'histoire militaire, M. Gouyette ajoute : "Les services secrets français seraient donc une bande de +bras cassés+ pour avoir équipé le commando Denard de fusils à pompe et de fusils de chasse au lieu d'armes de guerre ?".

Dans son jugement de juin 2006, le tribunal correctionnel avait jugé "évident que les services secrets français avaient eu connaissance du projet de coup d'Etat conçu par Robert Denard, de ses préparatifs et de son exécution".

"Il est tout aussi manifeste, ajoutait le tribunal, qu'ils n'avaient rien fait pour l'entraver et qu'ils l'avaient donc laissé arriver à son terme. En conséquence, c'est que les responsables politiques l'avaient nécessairement voulu aussi".

 

 

 

Moroni le 07.06.2007

 

Comores: report d'une semaine de l'élection du président de l'île d'Anjouan

MORONI - Le premier tour de l'élection des présidents des îles de l'Union des Comores, prévu dimanche, a été reporté d'une semaine sur l'île autonome d'Anjouan mais est maintenu dans les deux autres îles de l'Union, a-t-on annoncé jeudi de source officielle.

"Le scrutin pour le 1er tour de l'élection du président de l'île autonome d'Anjouan est reporté au 17 juin 2007", indique un décret signé par le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi et publié jeudi.

En revanche, le premier tour se déroulera le 10 juin comme prévu dans les deux autres îles (Grande-Comore et Mohéli) de cet archipel de l'océan Indien.

Le décret précise que la date du 24 juin est maintenue pour le deuxième tour de ces élections dans les trois îles de l'Union.

Plus tôt jeudi, le porte-parole du gouvernement de l'Union des Comores, Abdourahim Said Bakar, avait annoncé que le gouvernement avait "décidé de reporter d'une semaine les élections à Anjouan après concertation avec les partenaires, notamment la commission électorale, les candidats, la Cour constitutionnelle".

"La majorité des candidats a estimé que l'élection devait être reportée à Anjouan", avait-t-il dit.

Mercredi, le gouvernement fédéral de l'Union des Comores s'était dit favorable à un report de l'élection du président de l'île d'Anjouan, après des tirs de gendarmes à l'aéroport qui avaient empêché mardi une visite de M. Sambi.

Le gouvernement estime que les conditions ne sont pas "réunies sur cette île pour y organiser une élection libre et transparente".

Début mai, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes de l'île, fidèles à l'ex-président Mohamed Bacar, dont le mandat de président a expiré en avril. M. Bacar est candidat à un nouveau mandat.

Deux personnes avaient été tuées et 12 soldats de l'armée arrêtés par les gendarmes anjouanais lors de ces affrontements, qui avaient suivi le rejet par M. Bacar de la nomination d'un président d'Anjouan après l'expiration de son mandat.

Source AFP

 

Anjouan le Mardi 05. 06. 2007

 

Une campagne électorale sous pression

 

COMORES : Le Président de l'Union des Comores accueilli par des tirs à l'aéroport d'Anjouan

Mardi après-midi, des tirs ont éclaté sur l'aéroport de Ouani (Anjouan) au moment où l'avion du Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, allait se poser.

 

Il a finalement fait demi-tour et renoncé à sa visite.
A Anjouan, on assure que ces tirs n'étaient destinés au président Sambi, mais avaient pour but de disperser une foule de 3000 personnes venue accueillir le président de l'Union.
Cette tension fait suite aux événements du mois de mai où des affrontements avaient opposé des gendarmes d'Anjouan soutenant l'ancien président Bacar, dont le mandat vient de s'achever, à l'armée comorienne régulière.
La tension monte à mesure qu'on s'approche des prochaines élections des 10 et 24 juin prochain.
Dans un communiqué publié hier, 6 juin, le président de l'île autonome de Ngazidja (Grande-Comore) s'en prend au président Sambi « dont les agissements provocateurs entraînent encore une fois le pays vers la dérive. L’Unité Nationale est mise à mal, et l’autorité de l’Etat est plus affaiblie que jamais. ». Il a assuré « déplorer ces soubresauts de violence dont l’Ile sœur d’anjouan est le théâtre. Il appelle les deux parties à faire preuve de retenue en mettant en avant les intérêts supérieurs de la nation. ». Il considère que « tout doit être mis à contribution pour créer un climat serein en vue de la tenue et de la réussite de ces élections sur l’ensemble des trois îles aux dates convenues des 10 et 24 juin 2007. » tout en appelant « la communauté internationale à s’investir davantage dans la recherche d’une solution juste et définitive à ces crises répétitives, qui passe par le respect de la constitution et l’application des lois de la République. »

 

 

Libye le 04.06.2007

 

La CEN-SAD préoccupée par la situations aux Comores et en Somalie

Syrte, 04/06 - Les Leaders et Chefs de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) ont, dans communiqué relatif aux Iles Comores publié dimanche à Syrte (centre de Libye), au terme de leur 9ème sommet, exhorté les pays membres de l`Union africaine (UA) en général à apporter leur aides et assistane à la République fédérale des Iles Comores pour permettre un bon déroulement des élections prévues les 10 et 24 juin 2007.

Ils ont également invité également les pays membres de la CEN-SAD à partciper, à côté de l`UA, au processus d`instauration de la paix civile, à travers le déploiement d`une force pour que les élections se déroulent selon le calendrier fixés.

La République fédérale des Iles Comores, rappelle-t-on, a adhéré officiellement samedi à la CEN-SAD.

Concernant la situation en Somalie, les Leaders et Chefs d`Etat de la CEN-SAD ont exprimé leur grande préoccupation face à l`insécurité qui prévaut dans ce pays.

Ils ont, à ce sujet, appelé les pays membres de l`UA en général et ceux de la CEN-SAD en particulier à apporter leurs contributions et aides au gouvernement provisoire somalien pour consolider le pouvoir de l`Etat sur l`ensemble du territoire national dans une ambiance de sécurité, de transparence et de démocratie.

Ressource AngolaPress

 

 

 

 

 Moroni le vendredi 25 mai 2007

 

RESTAURATION DE LA PLACE DE L’EUROPE

Le rond-point fait peau neuve

AU-DELà de la Coopération entre Moroni et Bruxelles, c’est la capitale qui s’est embellie à travers l’aménagement de l’un des carrefours les plus fréquentés de Moroni. Ces travaux financés par la Cellule d’Appui à l’Ordonnateur National du FED ont consisté essentiellement en la mise en valeur des symboles de l’Europe et des Comores.

Face à la mer, entre le bassin aux boutres millénaires somnolant et le port grouillant d’effervescence, le rond-point de la Place de l’Europe vient de faire peau neuve.

L’importance du trafic à cet endroit contraste avec la fluidité de la circulation à tout moment de la journée. Ce carrefour a été aménagé pour réguler le flot de voitures venant de Gobadjou, cette station de taxis toujours engluée et la route principale qui mène dans les administrations et les nouveaux quartiers résidentiels du Sud de Moroni.

Construit en 1990 sur le site d’une vielle bâtisse de la société coloniale Bambao, en même temps qu’un petit port de pêche, la place de l’Europe aujourd’hui ne désemplit jamais. Dans la matinée, les revendeuses de poissons sont à l’affût et prennent d’assaut chaque pirogue qui accoste pour récupérer la prise du jour. C’est au beau milieu du minuscule débarcadère qu’elles tiennent leur commerce. Au fur et à mesure, d’autres étalages de denrée diverses sont venus s’adjoindre aux poissons jusqu’à créer un petit marché de produits vivriers. Les principaux acheteurs de ces poissons frais sont les automobilistes qui s’arrêtent au passage. Les autres denrées sont destinées en premier lieu aux pêcheurs, et aux dockers nombreux dans la zone.

L’ombre des arbres et les banquettes offertes par le Rotary Club permettent de se reposer et de deviser paisiblement en regardant soit la circulation sur le l’avenue de l’Amitié, soit le mouvement des bateaux sur le quai. La place de l’Europe est également devenue un lieu privilégié pour les ressortissants d’Anjouan et de Mohéli. Ils y passent une bonne partie de la journée à observer les va-et-vient des embarcations inter-îles pour prendre des nouvelles, envoyer et recevoir des colis.

D’autres travaux envisageables

En fin de journée, c’est un autre type d’usager qui prend possession de la Place de l’Europe. En effet, entre les prières de 16 h et de 18h30, ce sont des hauts fonctionnaires et des cadres moyens qui viennent discuter des derniers rebondissements de la situation politique. Batlet, chef de service au Ministère de l’environnement de Ngazidja fréquente ce lieu régulièrement depuis 10 ans. Il apprécie la finesse du travail de rénovation du rond-point, mais souhaiterait de concert avec ses amis un mur de soutènement et un escalier qui descend à la mer.

Pour Moudjmal Mohamed Issa Chargé de Programme de la Cellule d’Appui à l’ordonnateur National du FED, l’organisme qui a financé ces travaux à hauteur de 4600 euros dans le cadre de ses actions de visibilité, il est tout à fait envisageable de réaliser d’autres aménagements y compris des espaces verts, à condition que l’entretien soit assuré par les bénéficiaires.

Les travaux réalisés consistaient à mettre en valeur les symboles des Comores et de l’Europe sur le sol et la fixation de 2 mâts pour les drapeaux comorien et européen, ainsi que des supports pour les bannières des 27 États membres de la Communauté européenne.

 

 

23-05-2007

Bob Denard jugé en appel à partir du 6 juin

Le procès en appel du mercenaire français Bob Denard, poursuivi pour sa participation à un coup d'Etat aux Comores en 1995, doit se tenir à partir du 6 juin et jusqu'au 15 devant la cour d'appel de Paris, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
En première instance, M. Denard avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement avec sursis mais le parquet avait appel de cette condamnation. Selon une source judiciaire, cette sentence serait en effet "illégale".
L'article 132-30 du code pénal établit que "le sursis simple ne peut être ordonné à l'égard d'une personne physique que lorsque le prévenu n'a pas été condamné, au cours des cinq années précédant les faits".
Or, Bob Denard avait été condamné en avril 1993, soit deux ans avant le coup d'Etat aux Comores, à une peine de cinq ans de prison avec sursis pour une tentative de coup d'Etat au Bénin en janvier 1977.
L'ex-mercenaire, atteint de la maladie d'Alzheimer, n'avait pas assisté à son procès en première instance, une expertise médicale remise au tribunal ayant estimé qu'il était inapte à comparaître.
M. Denard avait été mis en cause par la justice française avec 25 autres prévenus pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime", soit l'arrestation et la séquestration arbitraires de Saïd Mohamed Djohar, alors président de l'ex-République fédérale islamique des Comores, lors d'une tentative de coup d'Etat qui s'était déroulée du 27 septembre au 4 octobre 1995 sous le nom d'opération "Eskazi" (vent chaud qui souffle sur les Comores).

Source : L’express de Madagascar

 

Moroni le mardi 22 mai 2007

ÉLECTIONS AUX COMORES
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Forte implication internationale

AU chevet de cet archipel dont la gestion politique est en crise depuis une dizaine d’années, la Communauté internationale renforce sa présence à la veille des prochaines échéances. Depuis le début de l’année, les diplomates accrédités à Moroni vont de réunion en réunion avec le Gouvernement en vue de la préparation technique et du financement des élections des présidents des îles autonomes.
Après le déclenchement de la nouvelle crise d’Anjouan, les ambassadeurs d’Afrique du Sud, de France, de Libye et de Chine, les représentants résidents du systèmes des Nations Unies, de l’Union Africaine, de la Ligue Arabes et de l’Union européenne ont commencé les consultations avant l’arrivé de Madeira, qu’ils ont accompagné dans toutes ses pérégrinations pour aboutir à l’accord du 11 mai. Cet accord obtenu après d’âpres négociations a entériné la démission du Président de l’île, la libération des prisonniers, le retour de l’armée et de l’administration de l’État à Anjouan entre autres.
Pour l’Envoyé spécial de l’Union Africaine, visiblement excédé par cette crise qui n’en finit pas, il a été mandaté pour trouver un compromis politique et c’est chose faite. Mais si cela n’avait pas été possible, a-t-il ajouté, il aurait fallu envoyer une force pour désarmer l’exécutif d’Anjouan : « le recours à la force des armes contre l’autorité de l’Etat est inacceptable... le Président Bacar devrait s’estimer heureux d’avoir échapper à la prison et par le fait qu’il puisse se présenter aux élections ».

Les diplomates des non-résidents

Déjà, une quarantaine de militaires sud-africains sur un total de 300 à 500 a déjà débarqué aux Comores, conformément à une résolution adopté le 16 mai dernier au siège de l’Union Africaine à d’Addis-abeba. Ses observateurs militaires auront pour mission « la sécurisation des élections et la restauration de l’autorité de l’Etat à Anjouan ».
Ces efforts de la communauté internationale pour asseoir la stabilité des Comores sont réaffirmés par la mobilisation des diplomates non-résidents. Ainsi, Samiy Hosni de la Ligue Arabe est venu participer aux pourparlers d’Anjouan alors que Claudia Weidey, Chef de Délégation de la Commission européenne en charge des Comores avec résidence à Maurice est venu rencontré le Ministre des Relations Extérieures et le Président de l’Union. Le 19 mai dernier, c’est l’Ambassadeur des Etats-Unis résident à Madagascar lors d’une courte visite qui a rencontré les gouvernants et la classe politique dans les trois îles. Deux jours auparavant, Abdou Diouf, Secrétaire Général de l’OIF avait dépêché le professeur André Salifou, membre du Conseil Permanent de la Francophonie pour préparer la venue des experts juristes et des observateurs électoraux.

 

 Moroni le 21-05-2007

Election

Des soldats sud-africains aux Comores

Un contingent d'officiers, essentiellement sud-africains, est arrivé vendredi aux Comores pour une mission de l'Union africaine (UA) visant à former les forces comoriennes à la sécurisation des élections des présidents des îles de l'archipel, a-t-on appris de source militaire.
"Il s'agit d'un premier groupe de 14 personnes, dont 12 venues d'Afrique du Sud et deux autres du Congo, qui ont pour mission de former les forces comoriennes à la sécurisation des élections d'une part et de participer à la sécurisation des prochaines élections", a déclaré à l'AFP à Moroni sous couvert d'anonymat un officier sud-africain.
Le nombre total de soldats attendus devant participer à cette mission n'a pas été dévoilé. "Nous attendons des troupes et un général" d'ici lundi, s'est borné à indiquer un officier comorien.
L'UA a décidé le 9 mai l'envoi d'une mission aux Comores pour sécuriser les élections des présidents des îles de cet archipel de l'océan Indien, théâtre d'affrontements début mai.
Les Comores organisent les 10 et 24 juin les élections des présidents des trois îles de l'archipel (Grande-Comore, Anjouan, Mohéli).
Début mai, des affrontements avaient opposé à Anjouan l'armée comorienne aux gendarmes d'Anjouan, loyaux envers l'ex-président de l'île Mohamed Bacar. Deux personnes avaient été tuées et 12 soldats de
l'armée arrêtés par les gendarmes.

 

Comores 18.05.07

 

Contre des journalistes de la station anjouanaise de l'ORTC.

 

La radio – télévision des Comores (ORTC), station officielle de l'archipel, a dénoncé vendredi à Moroni des exactions perpétrées par les forces de sécurité de l'île d'Anjouan contre des journalistes de la station anjouanaise de l'ORTC.

Ces journalistes ont été arrêtés mercredi puis frappés lors de détention avant d'être libérés jeudi, a déclaré à l'AFP la directrice générale de l'ORTC, Ralia Aboudou.

Deux journalistes, un caméraman, un animateur et leur chauffeur ont été emmenés mercredi par des éléments de la Force de gendarmerie d'Anjouan au moment où ils tentaient de "sauver ce qui restait encore des antennes relais de la radio nationale à Anjouan", selon la même source.

La plupart des antennes avait été été démontées par des proches du gouvernement d'Anjouan dans le but d'empêcher cette radio d'émettre sur l'île autonome d'Anjouan.

"Ces journalistes ont été frappés à coup de ceinture et de gourdins. Ils ont parlé d'une autre torture à base d'épines. Ils ont également été obligés de fixer le soleil en plein midi", a affirmé à l'AFP le président de l'Organisation comorienne des droits de l'Homme, dont le siège est à Anjouan, Mohamed Allaoui.

"Ces arrestations confirment les abus dont sont victimes les journalistes comoriens. Pour un rien on enferme les journalistes, on les harcèle", a regretté le président de l'organisation comorienne de la presse, Aboubacar Mchangama.

L'Union des Comores est secouée depuis des années par un conflit de compétences entre les trois îles autonomes qui la composent -- dont Anjouan -- et l'Etat fédéral.

Des affrontements ont opposé début mai à Anjouan l'armée comorienne et la gendarmerie de l'île, loyale au colonel Mohamed Bacar, l'homme fort d'Anjouan dont le mandat de président a expiré en avril.

Source : AFP

 

France – Comores

Jeudi 15 février 2007

France : des étrangers malades renvoyés dans leurs pays

En un mois, trois étrangers malades - un Comorien et deux Géorgiens - ont été renvoyés dans leur pays alors que des médecins inspecteurs de santé publique avaient rendu des avis expliquant les conséquences exceptionnellement graves d’une expulsion », dénonce le Gisti (Groupe d’information et de soutien aux immigrés) dans un communiqué. Cela, indique l’association, en violation des textes et en contradiction avec la politique affichée de protection des personnes étrangères malades. (13h34).

 

 

MORONI - 13 mai 2007 - PANAPRESS

 

Madeira suggère une loi sur les compétences du pouvoir à Anjouan

 

 

L'émissaire de l'Union africaine (UA) pour les Comores, le Mozambicain Francisco Madeira a estimé que l'accord intervenu vendredi à Anjouan permet d'apaiser les âmes mais ne règle pas la question des compétence entre l'Ile et l'Union.

"La source du problème c'est le partage des compétences. Seule une loi apportera la solution", a déclaré M. Madeira.

Le colonel Mohamed Bacar, jusque là président de l'île d'Anjouan, a été remplacé à la tête du l'île par son ministre du Commerce, Dhoihirou Halidi, à l'issue d'un accord qui vient d'être négocié et parrainé par l'émissaire de l'UA pour les Comores.

Cet accord qui a été signé vendredi dernier à Patsy à Anjouan, par le colonel Mohamed Bacar, le vice-président de l'Union des Comores, Iklilou Dhoinine, un représentant spécial de la ligue arabe, Samir Hosni et M. Madeira vise à mettre un terme à la tension créée sur l'île par les échanges de tirs, intervenus le 2 mai dernier, entre l'armée régulière des Comores et les forces insulaires loyales à Mohamed Bacar.

Au terme de cet accord, le colonel Bacar a accepté de céder le pouvoir à un président intérimaire désigné parmi ses ministres contre le renoncement du pouvoir central à toute poursuite pour des raisons politiques.

Des éléments de la Gendarmerie d'Anjouan, loyale au colonel Bacar, avait attaqué aux lances roquettes les symboles de la présidence de l'Union des Comores à Mutsamudu (Anjouan) chassant les soldats de l'armée nationale et les officiels du pouvoir central.

Le colonel Mohamed Bacar, dont le mandat est arrivé à terme depuis le 14 avril, réagissait ainsi à la nomination d'un président intérimaire sur l'île, Kaambi Houmadi, par le chef de l'Etat des Comores suite à un arrêt qui avait été rendue par la Cour constitutionnelle.

 

 

 

Deux cent militaires étrangers sont attendus à Moroni*

 

Moroni le /24/04/07

 

Dans le cadre de la sécurisation des élections présidentielles des îles, du 10 et 24 juin prochain, l'Union africaine a dépêché, depuis le 18 avril, à Moroni, une délégation de sept personnes comprenant des officiers militaires sud-africains pour une mission d'éclaireur, d'information et de reconnaissance. Cette mission est venue pour préparer l'arrivée des soldats devant servir à la sécurisation des prochains scrutins présidentiels, a affirmé le secrétaire rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Mohamed Kassim Zahahé.

La mission a rencontré les autorités de l'Union avant de se rendre le lendemain à Ndzuwani et à Mwali, précise, M.K. Zahahé. Toutefois, la formule de sécurisation de cette compétition électorale ne sera pas la même par rapport à celle de mai 2006 : deux cent militaires étrangers, dont la moitié en provenance d'Afrique du sud et l'autre de la Ligue des Etats arabes, est l’effectif de ces hommes en kaki qui viendront assurer la sécurisation de ces élections. Suivant les besoins, ces militaires formeront autant que nécessaire d'éléments de l'Armée nationale de développement pour l'efficacité de l'opération sur l'ensemble du territoire national.

Rappelons qu'en 2006 l'Afrique du sud, pays coordonnateur des efforts de la communauté internationale dans le processus de réconciliation nationale aux Comores avait, à elle seule, fourni 60% du contingent de la mission de sécurisation des élections aux Comores (Amisec) pour un total de 462 soldats, en même temps qu'elle assurait toute la logistique. Il faut noter qu’au sein des états majors des candidats dans l’île d’Anjouan, des interrogations fusent de partout : comment pourront-ils s’attendre à des élections libres et transparentes, dans une île dans laquelle on continue à défier le pouvoir central de Moroni? Mohamed Bacar candidat à sa succession n’a pas démissionné. Le secrétaire rapporteur de la CENI a laissé entendre qu’en ce moment « le chronogramme et le calendrier de toutes les opérations électorales sont établis dans le cadre des préparatifs et entrent progressivement en exécution. » L'opération de réactualisation des listes électorales est déjà lancée depuis le 8 avril. Si l'on en croit les agents recenseurs, celle-ci semble bénéficier d'une grande mobilisation de la part de la population qui aurait compris le principe de s'inscrire.

Cependant, notre interlocuteur confirme, sur ce point, les difficultés rencontrées et liées à la panne de certains appareils photos, à l'arrivée au compte-goutte des fiches d'inscription et de mise à jour, à la perte de cartes d'électeur, aux éventuelles rectifications, au transfert et à la radiation en cas de mort ou d'absence. Jusqu'ici les contributions de financement des bailleurs de fonds bi et multilatéraux qui sont honorées ou en bonne voie de l'être s'élèvent seulement à hauteur de 50% des sommes nécessaires, apprend-on des membres de la Ceni. Un autre point positif à souligner est que les relations entre la Ceni et les commissions insulaires sont bonnes. Seul hic : le blocage à Ndzuwani des cautions des candidats. Mais aux yeux des membres de la commission électorale nationale indépendante, « c’est une affaire purement administrative, et que, par conséquent, elle n'a rien avoir avec la structure qu’ils représentent », a conclu. Kassim Zahahé .

 

( Source Kweli )

 

 

 

 

 

 

**Prospection pétrolière dans les eaux comoriennes**

 

 

Le Gouvernement comorien et GX Technology Corporation ont signé un protocole d’accord sur le programme de prospection pétrolière en Union des Comores.

C’est au Palais de Beit-Salam et en présence du Chef de l’Etat, SEM AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI, que SEM le Vice- Président Idi Nadhoim et le Directeur la société américaine GX Technology Corporation (GXT), ont signé un protocole d’accord sur le programme de prospection pétrolière dans les eaux maritimes comoriennes.

De nombreuses personnalités politiques, religieuses et des hommes d’affaires du pays ont également assisté à la cérémonie de signature, au cours de laquelle, de brèves allocutions ont été prononcées.

Peter C. Wakeling, Director for Business Development de la GXT, une société américaine basée à Houston au Texas, a remercié le Président de la République et les autorités comoriennes et souhaité que ce premier programme de prospection pétrolière dans les eaux comoriennes, puisse attirer les investisseurs dans le pays.

Pour sa part, le Vice-Président Idi Nadhoim a souligné que le Gouvernement a souhaité la présence de ces éminentes personnalités afin qu’elles soient les témoins de cette signature et pour qu’elles donnent leur bénédiction à ce programme qui revêt une importance capitale pour le pays.

Le choix de la société américaine, a-t-il précisé est un signe d’ouverture vers le monde et ouvre la voie à d’autres sociétés appelées à opérer en Union des Comores dans les semaines et mois à venir.

Le Chef de l’Etat a tenu à préciser à la population comorienne qu’il ne s’agissait, pour le moment, que de prospection mais que la signature de ce protocole d’accord constitue un acte concret et un pas en avant vers la réalisation des projets destinés à redonner l’espoir pour une vie meilleure, au peuple comorien.

(Source – beit Salam)

 

 

 

 

**Elections présidentielles des îles**

 

Moroni, vendredi 27 avril 2007 (HZK-Presse)

 

Trente et un candidats retenus pour trois fauteuils

 

A Anjouan, Abdallah Mohamed et Saïd Abeid Abdérémane ne sont pas autorisés à solliciter le suffrage des électeurs comme il en est de même pour Saïd Hachim Achiraffi et Saïd Habib Bacar alias Philo à Ngazidja.
 
C’est la Cour constitutionnelle qui a décidé ainsi dans un arrêt rendu ce 27 avril à Moroni, à trois jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale.

 

 

 

 

 

Ile Maurice: Entreprendre au Féminin - un réseau Océan indien créé

Anil Ramessur
Port Louis

Des déléguées des associations Entreprendre au Féminin de l'océan Indien (EFOI), réunies à leur premier séminaire régional à l'hôtel Cotton-Bay les 19 et 20 avril, ont arrêté plusieurs résolutions, conclusions et recommandations. La plus importante décision est la création d'un réseau EFOI.

Ce réseau regroupe des femmes entrepreneurs de Rodrigues, de Maurice, de la Réunion, des Comores et des Seychelles. La gestion de ce réseau se fera à partir d'un memorandum of understanding.

 

Les principales missions du réseau sont les échanges d'informations entre les associations membres, la formation, les échanges commerciaux, sociaux et culturels et la recherche de sources de financement.

Le séminaire, qui avait pour thème Entreprendre ensemble dans l'océan Indien, a réuni trois participantes de chaque île représentée. L'initiative revient à l'Association Rodrigues Entreprendre au Féminin (AREF) qui a pour fondatrice-coordonnatrice Françoise Baptiste et présidente, Elvita Limock.

Les principaux partenaires de l'AREF sont la Commission de l'océan Indien, l'Union européenne, l'Assemblée régionale de Rodrigues, les Editions Payenké, Mauritius Telecom et Datamatics.

Selon Françoise Baptiste, la coopération entre les îles voisines a pour but de faciliter le développement, la communication, l'organisation des échanges, la promotion des activités et des services et l'enrichissement du savoir-faire.

Lancement d'un magazine

Le séminaire a aussi été marqué par le lancement d'un magazine commun d'actualités : articles économiques, événementiels, portraits et annonces y trouvent leur place.

Un site web régional a été créé à l'intention des îles membres. Le prochain rendez-vous a été fixé à Madagascar en août 2007.

 

 

Conclusions de la commission mixte Comores USA

vendredi 20 avril 2007

Fin des travaux de la 1ère Commission mixte : Une nouvelle ère dans la volonté de redynamiser la coopération bilatérale

Moroni, vendredi 20 avril 2007 (HZK-Presse) – Les relations entre l’Union des Comores et les Etats-Unis d’Amérique viennent de franchir une nouvelle étape, avec la tenue hier jeudi 19 avril à Moroni de la première réunion de la Commission mixte, qui concrétise la normalisation des relations bilatérales après sept ans de gel [l’ancien chef de l’Etat, le colonel Azali Assoumani, avait tenté d’obtenir cette commission mixte en 2006, quelques mois avant les élections présidentielles, mais la partie américaine n’y était pas favorable].

 

 

 

 

Présidentielles des îles :Une force militaire est nécessaire pour sécuriser les élections

Vendredi 20 avril 2007

 

Moroni, vendredi 20 avril 2007 (HZK-Presse) – Dans un entretien, hier jeudi avec HZK-Presse, le secrétaire rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a confirmé l’envoi par la communauté internationale d’une mission militaire pour la sécurisation des élections sur l’ensemble des trois îles.

 « Le principe est acquis, même s’il ne s’agit pas d’une force genre AMISEC connue lors des présidentielles de l’Union en 2006, il faut savoir que cette mission militaire est nécessaire pour la tenue d’élections transparentes sans faute », a déclaré Mohamed Kassim Zahahé, selon lequel il ne resterait maintenant qu’à élaborer un plan de déploiement de cette force d’observation.

 

 

 

 

 

 

Sambi refuse tout soutien à un candidat aux prochaines élections présidentielles des îles

Mardi 17 avril 2007

 

Entretien du chef de l’Etat avec l’ORTC

 

 

 

 

 

 

 

 

Moroni, mardi 17 avril 2007 (HZK-Presse) – Le président de la république déclare n’avoir aucun candidat à soutenir lors des prochaines élections présidentielles des îles autonomes. Cette déclaration faite par Ahmed Abdallah Sambi au cours d’un entretien accordé ce week-end aux médias d’Etat, sonne comme un désaveu à l’endroit de son ancien directeur de cabinet, Mohamed Abdouloihabi, présenté jusqu’ici comme le candidat de la mouvance du président Sambi à l’élection présidentielle de l’île de Ngazidja.   

 

 

Lettre de KAMAR EZAMANE

 

 

KAMAR EZAMANE MOHAMED                                       Moroni le 20 février 2007

Ancien Député à l’Assemblée Nationale                                                

Moroni.

 

 

 

                                                                Monsieur

AHMEDABDALLAH MOHAMED SAMBI

                                                          Président de l’Union des Comores

                                                                                Palais de Beit Salam.

 

 

Monsieur le Président,

 

Depuis votre installation à Beit Salam, je me suis fait le devoir de vous écrire à chaque fois qu’un événement important surgit. Néanmoins au vu de la gravité du sujet, j’ai jugé utile de rendre public la présente afin de prendre la population à témoin.

 

En effet, depuis quelques jours, des photocopies de documents graves et compromettants, relatifs à l’importation, à l’exportation, la distribution et la commercialisation des hydrocarbures et émanant du gouvernement de l’Union, circulent dans la capitale.

 

Ces documents révèlent l’accord donné par le conseil des ministres du 18 octobre  2006, au Ministre des Finances, afin de négocier avec une société malgache dénommée NESTAIR pour importer et stocker des hydrocarbures dans les entrepôts de la Société Comorienne des Hydrocarbures(SCH) et l’autorisation conséquente signée par le Ministre des Finances.

 

Signalons qu’un contrat avec la société malgache NESTAIR en question avait déjà été signé auparavant, le 26 juillet 2006 et, à la lecture de tous ces documents, on constate que le conseil des ministres réuni le 18 octobre 2006, trois mois après, est venu valider ledit contrat.

 

Ainsi, la véritable nature et la réalisation de l’opération des hydrocarbures sont bel et bien au détriment des intérêts et du patrimoine nationaux étant donné qu’elle priverait nos îles de l’un de leurs secteurs stratégiques pour leur développement.

 

Avec une capacité de stockage aussi réduite (45 jours maximum), les dépôts de Moroni ont besoin d’une extension, pendant que cette opération les réduit davantage. N’est-ce pas là des manœuvres qui auront comme conséquence d’asphyxier l’île de Ngazidja, Anjouan échappant toujours au contrôle de l’Etat? Mettre ainsi sous vassale étrangère l’approvisionnement stratégique en hydrocarbures de Ngazidja risque à plus forte raison d’indisposer l’île qui pourrait voir en cette opération une provocation de la part de  votre gouvernement.

 

Considérant la portée trop étendue du contrat, j’ose espérer que ses termes exacts, qui sont contraires à la loi dont vous êtes le garant du respect et de la défense, vous ont été éclipsés, dans la mesure où l’extrait des procès verbaux du conseil des ministres du 18 octobre 2006 est flou  car il ne définit pas la finalité de la location des dépôts et en plus, il ne la limite pas.

Doit-on conclure que le conseil des ministres a délibérément validé le contrat signé le 26 juillet 2006 par le ministre des Finances et le président de NESTAIR? Ou qu’au contraire ce contrat fait partie des trahisons que vous avez annoncées lors de votre dernière interview ? 

 

Je vous rappelle par ailleurs, que ledit contrat viole d’une part, la loi sur le monopole de l’importation, de la distribution et de la commercialisation des hydrocarbures et dérivés ; et, d’autre part, cède le matériel et la logistique de la SCH à la société NESTAIR sans aucune contrepartie clairement définie, et sans aucun intérêt évident pour l’Union des Comores.

 

Monsieur le Président,

Vous n’êtes pas sans savoir que conformément à ce contrat, la société NESTAIR entrera en possession des entrepôts de Moroni, importera des hydrocarbures qu’elle vendra à la SCH, à la MA MWE et à  tous les consommateurs, tout cela avec la logistique de la SCH. Ne s’agit-il pas là d’un crime économique et, effectivement, d’une trahison contre la nation comorienne ?

 

Enfin, pour mémoire, permettez-moi de vous rappeler Monsieur le Président que conformément aux statuts de la SCH et à la loi n°06-001 portant réglementation générale des sociétés à capitaux publics et des établissements publics, que vous avez promulguée le 7 février dernier, seul le conseil d’administration de la SCH est habilité à négocier toute opération entrant dans le cadre de la gestion de son matériel et de ses dépôts. Ainsi tout contrat signé concernant les biens de la SCH sans l’accord préalable de son conseil d’administration est réputé non écrit donc nul et de nul effet.

 

Monsieur le Président,

Pour l’intérêt supérieur de la nation et la préservation à Ngazidja d’un climat social de paix et de stabilité, indispensable à la consolidation de l’unité, je vous demande de bien vouloir donner les instructions nécessaires à votre gouvernement pour surseoir l’exécution de ce contrat et d’ouvrir une enquête afin que toute la lumière en soit faite.

 

Veuillez agréer Monsieur le Président l’expression de ma très haute considération.

 

 

 

KAMAR EZAMANE Mohamed

 

 

OCEAN INDIEN  Date : 16-04-2007

 

Comores

 

Nouveau patron au poste de la Défense

 

Le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a nommé un nouveau chef de la défense au niveau gouvernemental, qui a pris ses fonctions jeudi à ce poste sensible dans un pays qui a connu de nombreux coups d'Etat ou tentatives, a constaté un journaliste de l'AFP.
Il n'y a pas de ministre de la Défense en tant que tel dans le gouvernement de M. Sambi, au pouvoir depuis mai 2006.
Mohamed Bacar Dossar, qui occupait jusque-là le poste de secrétaire général du gouvernement, a pris officiellement ses fonctions jeudi au cours d'une cérémonie au camp militaire de Kadani près de Moroni.
Il est nommé directeur de cabinet du président chargé de la Défense, en remplacement de Mohamed Abdoulwahabi, qui se présente à l'élection du président de l'île de la Grande- Comore organisée les 10 et 24 juin.(...)
M. Dossar, ingénieur agronome considéré comme un spécialiste des questions d'environnement, est un proche du président Sambi...

 

 

 

Sortie de piste au décollage d'un avion de Comores Aviation

 

 

Ouani (Anjouan/Comores) - Un avion de la compagnie aérienne comorienne Comores Aviation a fait une violente sortie de piste après avoir raté son décollage de l'aéroport régional d'Ouani sur l'ile d'Anjouan (Comores) sans heureusement faire de victimes ni même de blessés graves.

L'avion, un Let L410-UVP, immatriculé D6-CAK (photo ci-dessous), vol KR611, qui devait effectuer la liaison entre l'aéroport régional d'Ouani et l'aéroport régional Bandar Es Eslam de l'ile de Mohéli (Comores) avec 13 passagers et 2 membres d'équipage à bord, était au décollage, vers 11h30, heure locale, lorsque pour des raisons qui ne sont pas encore connues, l'appareil n'a pu décoller et est resté au sol, dépassant le bout de piste et s'arrêtant dans l'herbe du lit d'une rivière bordant la cloture de l'aéroport.

Il n'y a eu qu'un blessé léger malgré la violence de l'impact mais les dégâts sur l'appareil sont conséquents. Les passagers ont évoqués la lenteur des secours venus tardivement les secourir. Il semble que cet accident soit du à une défaillance technique d'un des deux moteurs au moment du décollage mais rien actuellement ne permet de l'affirmer avec certitude. Une enquête va être ouverte par les autorités comoriennes.

 

image : www.crash-aerien.com

 

 

 

     WEWU

 

DECLARATION

 

Un mouvement politique dénommé « WEWU » (WEMA-WOUDJOUZI) vient de voir le jour dans notre pays, il y a quelques mois. Des jeunes cadres, venant des quatre îles des Comores, soucieux du devenir de notre cher pays, déçus de la manière dont les autorités politiques l’ont gouverné depuis l’indépendance jusqu’à nos jours, se sont rassemblés pour mener une action politique de grande envergure.

 

Ainsi, ils proposent une nouvelle approche politique de développement adapté aux réalités du pays pour des Comores prospères et généreuses. Son objectif premier est d’être pragmatique : marier parole et action, chose qui fait malheureusement défaut.

 

Les membres de Wewou dénoncent haut et fort le manque de volonté politique de certaines autorités et leurs discours démagogiques.

 

L’aménagement  de notre capitale fait partie de nos objectifs prioritaires. Nous savons pertinemment bien que Moroni est la seule capitale au monde  qui ne ressemble pas à une vraie capitale par la situation lamentable qui prévaut et pourtant c’est notre ville vitrine. En effet, comment voudrions nous que les campagnes se développent avec une capitale (miroir à se refléter) qui se trouve dans une aussi macabre besogne ?

 

Par conséquent, après analyse des différentes consultations entreprises auprès des candidats déclarés pour les prochaines élections présidentielles, les membres de WEWU ont pris la décision d’apporter leur soutien au candidat Kamar Ezamane Mohamed. Ils font aussi appel à tout comorien et à toute comorienne souhaitant voir notre pays sortir de ce gouffre amer et faire tomber ce masque qui défigure notre pays à leur emboîter le pas car les valeurs qu’il défend et son programme d’action se rapprochent de manière significative de nos ambitions et de celles de tous les Grands Comoriens. Kamar Ezamane est le candidat qui  prône une véritable autonomie large de l’île de Ngazidja et des autres îles dans une forte Union des Comores. Nous sommes convaincus qu’avec Kamar Ezamane, l’île de Ngazidja recouvrera un nouveau visage et tout le peuple, sans distinction aucune, savourera le goût de la vie car il n’ y aura plus de « qui vive ? » (qui aura l’électricité aujourd’hui, qui aura l’eau demain…)

 

Soyons tous ensemble le 10 juin prochain pour notre candidat Kamar Ezamane Mohamed. WEWU est notre espoir. WEWU et Kamar Ezamane Mohamed : notre avenir à tous, l’avenir de notre pays.

                           

                  

                                       Fait à Moroni le 04 avril 2007

 

 

Le 19ème sommet Arabe

 

Dans son allocution à l’occasion de la séance de clôture du 19-ème sommet arabe de Riyad, le Président de l’Union des Comores, a évoqué les défis que devra relever le monde arabe.

 

A l’occasion de son intervention à la séance de clôture du 19-ème sommet arabe de Riyad, le Président de l’Union des Comores, SEM Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a évoqué les défis que devra relever le monde arabe, dans un contexte mondial qui évolue rapidement, afin de maîtriser ses outils d’intervention et optimiser ses méthodes.

Pour le Président SAMBI, « l’entité arabe ne peut être dissociée de notre identité, de notre civilisation et de notre destin commun »

Concernant le proche et Moyen Orient, le Président de l’Union des Comores a déclaré que l’instauration d’un Etat palestinien indépendant et la récupération des territoires syriens et libanais occupés, sont deux conditions nécessaires pour affranchir le monde arabe de sa crise.

SEM le Président de l’Union des Comores a enfin exprimé le soutien de son pays à la proposition du Maroc d’octroyer une large autonomie aux provinces sahariennes. Il a en effet déclaré : « Nous affirmons notre soutien au Royaume du Maroc frère concernant son projet d’autonomie au Sahara ».